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	<title>Commentaires sur : Dimanche 25 mars : &#8220;Le sacre de l&#8217;homme&#8221;</title>
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	<description>un blog des mines préhistoriques  et du Néolithique en Belgique</description>
	<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 01:03:39 +0000</pubDate>
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		<title>Par : Daniel Desterbecq</title>
		<link>http://www.minesdespiennes.org/blog/2007/03/25/dimanche-25-mars-20h50-le-sacre-de-lhomme/#comment-1832</link>
		<dc:creator>Daniel Desterbecq</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Mar 2007 12:32:07 +0000</pubDate>
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		<description>Lorsque nous faisons les visites des mines de Spiennes, nous nous rendons compte très souvent de la méconnaissance d’une partie du public des grandes lignes de notre passé et a fortiori de la préhistoire. Il est même fréquent que certains soient surpris que physiquement nous ne soyons guère différents de nos ancêtres du néolithique. Dès lors la diffusion de docu-fiction tel  "Le sacre de l'homme" ne peut être que positif dans la mesure où il suscitera la curiosité, et au mieux des interrogations du public sur son passé. Certes, il n’est pas évident de résumer 8000 ans d’histoire en 1 h 30 mais la construction du scénario très aboutie débouche sur un remarquable continuum de cette période. Cependant, une telle concentration d’idées entraine inévitablement des clichés ou une approche judéo-chrétienne du sujet et quelques diachronies, comme le souligne Anne Hauzeur, qui parfois auraient pu être évitées, mais peu importe, ce docu-fiction a le mérite d’exister. L’obscurantisme est encore présent dans notre société actuelle et toute approche de notre passé, quelle qu’elle soit, même subjective, ne peut que concourir à une éventuelle ouverture des esprits.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque nous faisons les visites des mines de Spiennes, nous nous rendons compte très souvent de la méconnaissance d’une partie du public des grandes lignes de notre passé et a fortiori de la préhistoire. Il est même fréquent que certains soient surpris que physiquement nous ne soyons guère différents de nos ancêtres du néolithique. Dès lors la diffusion de docu-fiction tel  &#8220;Le sacre de l&#8217;homme&#8221; ne peut être que positif dans la mesure où il suscitera la curiosité, et au mieux des interrogations du public sur son passé. Certes, il n’est pas évident de résumer 8000 ans d’histoire en 1 h 30 mais la construction du scénario très aboutie débouche sur un remarquable continuum de cette période. Cependant, une telle concentration d’idées entraine inévitablement des clichés ou une approche judéo-chrétienne du sujet et quelques diachronies, comme le souligne Anne Hauzeur, qui parfois auraient pu être évitées, mais peu importe, ce docu-fiction a le mérite d’exister. L’obscurantisme est encore présent dans notre société actuelle et toute approche de notre passé, quelle qu’elle soit, même subjective, ne peut que concourir à une éventuelle ouverture des esprits.</p>
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		<title>Par : Anne Hauzeur</title>
		<link>http://www.minesdespiennes.org/blog/2007/03/25/dimanche-25-mars-20h50-le-sacre-de-lhomme/#comment-1820</link>
		<dc:creator>Anne Hauzeur</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Mar 2007 23:18:33 +0000</pubDate>
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		<description>La fiction a manifestement bénéficié de l'influence bénéfique du suivi de Jean Guilaine : cf. les parties "off" sur l'agriculture et l'élevage. Il reste néanmoins que cette fiction m'est apparue très abreuvée de clichés divers, notamment le film propose sans cesse des raccourcis qui "expliquent" nos problèmes sociétaires actuels. L'évolution est clairement placée sous l'égide d'ouvrages tels que "l'Origine des inégalités" d'A. Testart ou "Age de Pierre, Age d'abondance" de M. Sahlins, qui ont fortement marqué la recherche française des années 1970, et en particulier celle du Bassin parisien. De même, la quête de l'amour libre et idéal fait penser, comme il l'avait déjà évoqué dans "Homo sapiens", à l'image "Peace and love" post soixante-huit (plusieurs scènes avec des arcs-en-ciel, bande-son). Dieu et l'amour sont la solution aux problèmes. Si l'on peut partager ces idées pour l'homme du XXe et du XXIe siècles, il reste que nous n'en savons rien de la mentalité réelle de nos ancêtres. Typique de Malaterre, est que par le désir de montrer une humanité idéalisée ou trouvant les solutions les meilleures, il réduit les grandes inventions de l'humanité à quelques faits assez ridicules pour nos ancêtres : rappelez-vous l'invention de la chaussure dans Homo sapiens ou ici le rapport des céréales à l'eau. Même si quelques grandes découvertes peuvent être le fruit du hasard, on peut parfaitement concevoir que l'homme préhistorique était nettement plus observateur et a pu largement noter que les graminées sauvages se reproduisaient annuellement...
Quelques diachronies sont à relever, je pense, sans être spécialiste : les trop grands récipients en pierre qui seraient à l'origine de la sédentarisation, les chevaux de selle, les chevaux de trait, le char "à la romaine", les "aiguières" de type plutôt thraces. Pour cela le making-off révèle nettement mieux l'état d'esprit du film. c'est finalement notre passé interprété avec une vision de l'homme actuel, à connotation très judéo-chrétienne. Comme le dit Jean Guilaine, l'important n'est pas l'exactitude des données (quoique l'on puisse faire de la vulgarisation de qualité) mais bien le message à faire passer au public. Totalement d'accord, mais attention au message vehiculé et l'on sait que l'archéologie a de tout temps été l'otage des théories politiques et intellectuelles les plus contrastées : le germanisme à tous crin des Nazis, les nationalismes les plus divers, l'évolutionisme à vocation finaliste (nous sommes les meilleurs), les théories marxistes, non-évolutionistes...

Pour plus de nuances et de finesse, je conseillerai au grand public la lecture du roman de Jean Guilaine : "Pourquoi j'ai construit une maison carrée", paru aux éditions Actes Sud.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La fiction a manifestement bénéficié de l&#8217;influence bénéfique du suivi de Jean Guilaine : cf. les parties &#8220;off&#8221; sur l&#8217;agriculture et l&#8217;élevage. Il reste néanmoins que cette fiction m&#8217;est apparue très abreuvée de clichés divers, notamment le film propose sans cesse des raccourcis qui &#8220;expliquent&#8221; nos problèmes sociétaires actuels. L&#8217;évolution est clairement placée sous l&#8217;égide d&#8217;ouvrages tels que &#8220;l&#8217;Origine des inégalités&#8221; d&#8217;A. Testart ou &#8220;Age de Pierre, Age d&#8217;abondance&#8221; de M. Sahlins, qui ont fortement marqué la recherche française des années 1970, et en particulier celle du Bassin parisien. De même, la quête de l&#8217;amour libre et idéal fait penser, comme il l&#8217;avait déjà évoqué dans &#8220;Homo sapiens&#8221;, à l&#8217;image &#8220;Peace and love&#8221; post soixante-huit (plusieurs scènes avec des arcs-en-ciel, bande-son). Dieu et l&#8217;amour sont la solution aux problèmes. Si l&#8217;on peut partager ces idées pour l&#8217;homme du XXe et du XXIe siècles, il reste que nous n&#8217;en savons rien de la mentalité réelle de nos ancêtres. Typique de Malaterre, est que par le désir de montrer une humanité idéalisée ou trouvant les solutions les meilleures, il réduit les grandes inventions de l&#8217;humanité à quelques faits assez ridicules pour nos ancêtres : rappelez-vous l&#8217;invention de la chaussure dans Homo sapiens ou ici le rapport des céréales à l&#8217;eau. Même si quelques grandes découvertes peuvent être le fruit du hasard, on peut parfaitement concevoir que l&#8217;homme préhistorique était nettement plus observateur et a pu largement noter que les graminées sauvages se reproduisaient annuellement&#8230;<br />
Quelques diachronies sont à relever, je pense, sans être spécialiste : les trop grands récipients en pierre qui seraient à l&#8217;origine de la sédentarisation, les chevaux de selle, les chevaux de trait, le char &#8220;à la romaine&#8221;, les &#8220;aiguières&#8221; de type plutôt thraces. Pour cela le making-off révèle nettement mieux l&#8217;état d&#8217;esprit du film. c&#8217;est finalement notre passé interprété avec une vision de l&#8217;homme actuel, à connotation très judéo-chrétienne. Comme le dit Jean Guilaine, l&#8217;important n&#8217;est pas l&#8217;exactitude des données (quoique l&#8217;on puisse faire de la vulgarisation de qualité) mais bien le message à faire passer au public. Totalement d&#8217;accord, mais attention au message vehiculé et l&#8217;on sait que l&#8217;archéologie a de tout temps été l&#8217;otage des théories politiques et intellectuelles les plus contrastées : le germanisme à tous crin des Nazis, les nationalismes les plus divers, l&#8217;évolutionisme à vocation finaliste (nous sommes les meilleurs), les théories marxistes, non-évolutionistes&#8230;</p>
<p>Pour plus de nuances et de finesse, je conseillerai au grand public la lecture du roman de Jean Guilaine : &#8220;Pourquoi j&#8217;ai construit une maison carrée&#8221;, paru aux éditions Actes Sud.</p>
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