Du 28 au 30 avril, colloque “The archaeology of erosion / the erosion of archaeology”, inscription avant le 14 avril 2008
L’Institut du Patrimoine flamand (VIOE) organise en collaboration avec l’université de Louvain (KUL), l’Université de Gand (RUG) et l’Agence Flamande du Paysage, un colloque intitulé “The archaeology of erosion / the erosion of archaeology” du 28 au 30 avril 2008. Ce congrès apporte une expertise nationale et internationale sur la problématique de l’érosion et sur les processus de sédimentation, le tout sera mis en relation avec l’interprétation, la conservation et la gestion du patrimoine archéologiques. Une journée complète d’excursion est prévue avec la visite d’un certain nombre de sites d’intérêt géologique ou archéologique en Brabant flamand et dans le Limbourg.
Les inscriptions peuvent encore se faire jusqu’au 14 avril. Pour obtenir plus d’informations sur le congrès ainsi que le détail du programme, rendez-vous sur la page web du congrès. Les résumés y sont maintenant accessibles et peuvent être téléchargés.
Les processus d’érosion et de sédimentation sont fondamentaux pour l’interprétation archéologique des archives du sol. Dans une perspective macrorégionale, ces processus sont à mettre en relation (en général) avec les oscillations climatiques (cycles glaciaires et interglaciaires), et, à partir de l’Holocène, avec les activités humaines croissantes et le développement de l’agriculture à partir du Néolithique. A une autre échelle, les recherches à propos de ces processus servent de base à l’évaluation du potentiel de conservation des sites archéologiques dans le paysage actuel et sur la manière dont l’homme a interagi et a eu une influence sur le paysage dans le passé. Dans une perspective méthodologique, l’application et le développement par exemple des techniques de prospection sont indissociablement liés avec la compréhension de la chronostratigraphie et de la géomorphologie.
De manière générale, on peut considérer que l’équilibre entre l’impact humain et naturel sur ces processus a été profondément modifié, depuis il y a environ 100 ans, principalement à cause de l’industrialisation de l’agriculture. Cette ‘érosion historique’ a déjà détruit en 50 ans plus de 20% des vestiges archéologiques enfouis dans le sol. Le remède à cette évolution passe par le développement de méthodes d’évaluation adaptées, de monitoring et de gestion ainsi que par une adaptation de la législation pour soutenir ces démarches. C’est un des grands défis de l’archéologie actuelle.
Source : Archeonet Vlaanderen.
Le congrès « Archéologie de l’érosion/ érosion de l’archéologie » est fondé sur une expertise nationale et internationale et cherche à mettre en commun ces différentes recherches. Durant ces deux jours les thèmes de recherche suivant seront abordés :
- identification de l’impact humain sur l’érosion du sol et sur les processus de sédimentation à travers les époques ;
- Evaluation et monitoring des processus d’érosion et de sédimentation sur les sites archéologiques ;
- Développements méthodologiques pour une meilleure compréhension de l’interaction entre érosion et archéologie ;
- La protection des coupes stratigraphiques d’intérêt géologique et archéologique ;
- La protection de monument en terre ;
- La politique archéologique en relation avec l’érosion et la protection des sites archéologiques ;