Autour de Spiennes

Le blog des mines néolithiques de Spiennes et de l'archéologie en Wallonie

21 novembre 2010

Nouvelle parution – « Les sĂ©pultures collectives du NĂ©olithique rĂ©cent-final de Val-de-Reuil et Porte-Joie » dans la collection Eraul

Filed under: NĂ©olithique,Publications — HĂ©lène Collet @ 7:07

Le volume 123 de la collection Eraul (UniversitĂ© de Liège) vient de paraĂ®tre. L’ouvrage rĂ©alisĂ© sous la direction de Cyrille BILLARD, Mark GUILLON & Guy VERRON a pour sujet « Les sĂ©pultures collectives du NĂ©olithique rĂ©cent-final de Val-de-Reuil et Porte-Joie (Eure – France) ». Il est en vente au prix de 35€

Source : Université de Liège, collection Eraul
RĂ©fĂ©rence complète : Cyrille BILLARD, Mark GUILLON & Guy VERRON (dir.). Les sĂ©pultures collectives du NĂ©olithique rĂ©cent-final de Val-de-Reuil et Porte-Joie (Eure – France), 2010, 404 p. *ISBN 978-2-930495-08-8

Résumé
Cinq sépultures collectives néolithiques rapprochées ont été mises au jour au cours de l’exploitation d’une carrière de granulats, dans la Boucle du Vaudreuil (Eure). Elles correspondent à des allées sépulcrales, mégalithiques ou non, dont l’utilisation couvre le Néolithique récent-final et la culture des gobelets campaniformes. Les axes de recherche développés ici ont privilégié la variabilité entre les différents monuments, l’étude du fonctionnement global d’un tel ensemble et également l’histoire de chacune des tombes, c’est-à-dire leur impact sur le paysage et l’occupation humaine postérieure à leur utilisation funéraire.

La Sépulture 1 de Porte-Joie est une grande allée sépulcrale probablement non mégalithique, de 13 m de longueur pour 2 m de largeur, fouillée de 1966 à 1968. Elle comporte les restes de 73 individus, en grande partie concentrés sur une surface d’environ 4 m², qui est la seule à avoir livré des ensembles osseux en connexion anatomique. Une sépulture isolée, datée de la fin de l’âge du Bronze, a également été découverte en bordure de la zone sépulcrale. Une bonne représentation des petits os et quelques liaisons ostéologiques suggèrent des dépôts primaires initiaux couvrant toute l’emprise de la chambre, et réorganisés par la suite.

La Fosse XIV de Porte-Joie correspond à une allée sépulcrale mégalithique de 15 m de longueur pour 3 m de largeur, associée à plusieurs occupations postérieures (enclos funéraires protohistoriques et cimetière du haut Moyen Âge). Elle comporte un fragment de dalle échancrée séparant la chambre funéraire de l’antichambre. Outre la conservation de rares supports mégalithiques, le sol de la chambre était presque entièrement recouvert de dalles de craie. Elle se signale également par la présence de deux possibles accès secondaires, l’un latéral, l’autre axial, dans la partie terminale de la chambre. Un grand bloc de craie situé à l’extrémité orientale de la fosse pourrait s’apparenter à une stèle. Le N.M.I. atteint le chiffre de 29 individus, chiffre particulièrement faible en comparaison des dépôts mobiliers qui sont les plus importants des 5 caveaux étudiés.

Malgré les perturbations importantes affectant la couche sépulcrale, l’étude des liaisons ostéologiques de la Fosse XIV met clairement en évidence une zone principale de dépôts primaires successifs et largement perturbés. Une deuxième zone de dépôt primaire dans la partie terminale de la chambre pourrait être signalée par une sur-représentation des os des extrémités.

La sépulture des Varennes à Val-de-Reuil est une grande allée sépulcrale non mégalithique d’environ 14 m de longueur pour une largeur de 3 m, ayant livré les restes d’au moins 30 individus, avec une proportion relativement importante d’ensembles osseux en connexion anatomique. Comme la Fosse XIV, elle est dotée d’accès secondaires, l’un latéral, le second en position terminale. L’ensemble de la chambre a reçu des dépôts primaires qui ont été perturbés pendant l’utilisation du sépulcre, lors de déplacements réalisés au détriment de la zone terminale de la chambre funéraire et au bénéfice d’une aire centrale. Les restes osseux animaux se rapportent à des espèces sauvages probablement introduites par un carnivore.

Le cortège mobilier, qui ne comporte quasiment pas de parures, pourrait être l’indice d’une utilisation brève de ce caveau pendant le Néolithique récent.

La sépulture collective de Beausoleil 3 correspond à une fosse sépulcrale seulement reconnue au travers de quelques fenêtres de sondage : cette sépulture était également associée à un petit cimetière du haut Moyen Âge. Le décapage de la terre végétale a permis de déterminer les limites de la sépulture : une fosse d’environ 14 m de long sur 3 m de large, orientée nord-sud (les 4 autres étant orientées est-ouest). Les principales informations fournies par ce diagnostic sont les suivantes : d’importants dépôts sépulcraux riches en connexions anatomiques dans la zone centrale de la fosse, un abondant mobilier attestant de dépôts dans une phase tardive du Campaniforme, une probable zone d’entrée située au sud. Certains arguments, tels que la réoccupation du site durant le haut Moyen Âge ou la présence de blocs de grès brûlés, permettent d’envisager l’hypothèse d’une architecture mégalithique.

La sĂ©pulture de la Butte Saint-Cyr, sans doute la plus complexe de cet ensemble, est une allĂ©e sĂ©pulcrale mĂ©galithique de 12 m de long sur 3 m de large, ayant livrĂ© les restes d’un minimum de 109 individus. Elle est dotĂ©e d’un accès en position terminale et d’une probable stèle Ă  l’extrĂ©mitĂ© de son antichambre. Elle tĂ©moigne d’au moins trois grandes phases d’utilisation funĂ©raire du monument accompagnĂ©es d’interventions sur l’architecture et les dĂ©pĂ´ts sĂ©pulcraux. Les vestiges correspondant aux deux premières phases sont scellĂ©s sous des Ă©lĂ©ments d’architecture en pierres (orthostates ou dallage). La « cellule », espace d’environ 1,5 m², dĂ©limitĂ©e par des tranchĂ©es de fondation d’une cloison en matĂ©riaux pĂ©rissables, concentre la majeure partie des dĂ©pĂ´ts de la troisième phase.

Le monument mégalithique de la Butte Saint-Cyr est englobé durant le haut Moyen Âge dans un cimetière associé à un village ; accueillant dans les premiers temps (deuxième moitié du VIIe s.) deux tombes privilégiées, il est affecté de dégradations au cours du IXe s. et certains blocs sont réutilisés lors d’une campagne d’agrandissement de l’église. Les inhumations vont se succéder à l’emplacement de la sépulture néolithique jusqu’à l’abandon du cimetière médiéval.

La chronologie des monuments montre une même phase de construction, soit les derniers siècles du IVe millénaire, avec un intervalle commun situé entre 3300 et 3100 av. J.-C. Le mobilier plus récent suggère une utilisation continue des caveaux durant le Néolithique récent et le Néolithique final (en particulier, complexe Gord-Artenac, céramique de type Conguel), sans toutefois qu’il soit possible d’identifier des interruptions prolongées de leur fonctionnement. Les dépôts les plus tardifs sont clairement rattachés au complexe campaniforme, excepté pour la sépulture des Varennes. Les différences au niveau du mobilier sont davantage quantitatives, même si la moindre représentation du mobilier individuel dans les 2 caveaux collectifs non mégalithiques peut aussi s’expliquer par leur dégradation plus rapide.

La chronologie fournie par les analyses radiocarbone sur os humain montre une pleine utilisation funéraire des monuments au Néolithique récent, jusqu’au XXIXe-XXVIIIe siècles ; l’absence de dates plus tardives (Néolithique final, Campaniforme), n’est pas sans soulever de questions sur la fonction précise des monuments à cette époque, d’autant que des dépôts de mobilier funéraire apparentés à cette période sont attestés.

En dehors de l’opposition entre caveaux mĂ©galithiques et non mĂ©galithiques, l’organisation architecturale des caveaux offre une grande cohĂ©rence dans les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments qui les composent : bipartition antichambre-chambre, compartimentage de la chambre, systèmes d’accès ou de passage secondaire …

Le recrutement des populations inhumées a été peu sélectif selon le critère du sexe et de l’âge. Seul le phénomène de quasi exclusion des enfants de moins de 5 ans, à l’exception des périnataux, se trouve élevé au rang de règle.

Le traitement statistique des données métriques aboutit, au delà d’une certaine homogénéité de notre population, à identifier des différences de format opposant schématiquement les sépultures mégalithiques et les sépultures non mégalithiques, sur des critères de robustesse. L’origine de cette structuration des données peut être liée à un déséquilibre du sex-ratio (mais celui-ci n’a pas été détecté lors de l’étude du recrutement sexuel) ou plutôt à des conditions de vie plus favorables pour les populations inhumées dans les caveaux mégalithiques.

Les sépultures de Val-de-Reuil et Porte-Joie forment un ensemble cohérent issu d’un aménagement global et offrent l’opportunité rare d’argumenter sur des bases solides l’hypothèse souvent émise selon laquelle les caveaux collectifs du Néolithique récent-final sont le réceptacle de la majeure partie des défunts d’un même groupe social.

Les allées sépulcrales du Bassin parisien nous ont jusqu’à présent renvoyé l’image d’un traitement égalitaire des défunts qui s’accorde mal aux formes d’organisation que l’on prête habituellement aux sociétés de la fin du Néolithique.

D’une manière générale, la nature de la documentation offerte par les sépultures de Val-de-Reuil et Porte-Joie a permis d’observer deux phénomènes parallèles :
– une Ă©volution vers une individualisation des dĂ©pĂ´ts associĂ©e Ă  une rĂ©duction de l’espace sĂ©pulcral ;
– une forme de hiĂ©rarchie qui ne s’exprime pas Ă  l’échelle du caveau, mais Ă  l’échelle d’un groupement de caveaux.

Les résultats permettent de proposer certaines hypothèses sur l’organisation lignagère de la population dans son ensemble : chaque caveau peut s’identifier, conformément aux exemples ethno-historiques, à un même groupe de descendance. La population inhumée dans un des monuments (Fosse XIV) pourrait représenter un groupe dominant.

La répartition dispersée des sépultures nous semble emblématique de cette organisation sociale.

Enfin, ces sites donnent la possibilité d’étudier de manière détaillée la question du devenir des mégalithes et de leur influence dans l’organisation des terroirs, tant durant la protohistoire qu’au haut Moyen Âge. Le phénomène de réoccupation funéraire, qui n’est pas isolé, est analysé en détail et différentes interprétations sont discutées.

Pour prendre connaissance du sommaire
Table des matières

Liste des auteurs
Préambule
Introduction

Première partie – Le contexte gĂ©nĂ©ral de l’étude

Chapitre 1- Contexte géographique et archéologique (C. Billard)

Le cadre géographique et géologique
Le contexte archéologique
Les sépultures collectives de la basse vallée de la Seine à la fin du Néolithique
La chronologie de la fin du NĂ©olithique Ă  la confluence Seine-Eure

Chapitre 2 – ProblĂ©matiques gĂ©nĂ©rales et objectifs (C. Billard, M. Guillon, S. PiĂ©ra, F. Sunder & C. Tirran)

Chronologie
évolution architecturale et évolution des pratiques funéraires
Biologie et recrutement des populations inhumées
Statut des différents sites sépulcraux, modalités des échanges mobiliers
Le phénomène campaniforme

Chapitre 3 – MĂ©thodes d’étude d’un ensemble de sĂ©pultures collectives (M. Guillon, C. Billard, F. HouĂ«t†, S. PiĂ©ra, M. Sansilbano-Collilieux, C. Tirran & G. Verron)

Archéologie funéraire et analyse des vestiges osseux
MĂ©thodes de fouille, enregistrement de terrain
Enregistrement et traitement de l’information
Dénombrement et biologie des populations inhumées
Étude du fonctionnement des dépôts sépulcraux
Paléopathologie
Méthodes d’analyse comparative des données biologiques
Le mobilier funéraire
Une intégration des données biologiques et culturelles est-elle possible ?

Deuxième partie – Étude monographique des sĂ©pultures collectives nĂ©olithiques de Val-de-Reuil et Porte-Joie

Chapitre 1 – La sĂ©pulture collective de Porte-Joie « SĂ©pulture 1″ (G. Verron, C. Billard, M. Guillon, F. Sunder, C. Tirran & F. CarrĂ©)

Circonstances de la découverte et déroulement de la fouille
Archéologie funéraire et première approche du recrutement
Mobilier funéraire et chronologie
Les occupations post-néolithiques
Une sépulture de l’âge du Bronze final
Influence de la Sépulture 1 sur l’organisation de l’occupation à l’âge du Fer
Bilan

Chapitre 2 – La sĂ©pulture collective de Porte-Joie « Fosse XIV » (G. Verron, C. Billard, M. Guillon, C. Tirran & F. CarrĂ©)

Circonstances de la découverte et déroulement de la fouille
Archéologie funéraire et première approche du recrutement
Mobilier funéraire et chronologie
Les occupations post-néolithiques
L’âge du Bronze – les âges du Fer
La période gallo-romaine
Le haut Moyen Ă‚ge
Le Moyen Âge et la période moderne
Remaniements du mégalithe
Bilan

Chapitre 3 – La sĂ©pulture collective de Val-de-Reuil « Les Varennes » (C. Billard, R.-M. Arbogast, M. Guillon, S. PiĂ©ra, F. Sunder & C. Tirran)

Archéologie funéraire et première approche du recrutement
Mobilier funéraire et chronologie

Chapitre 4 – La sĂ©pulture collective de Val-de-Reuil « Beausoleil 3″ (C. Billard, M. Guillon & F. CarrĂ©)

Circonstances de la découverte et déroulement de la fouille
Archéologie funéraire
Mobilier funéraire et chronologie
Les occupations post-néolithiques
Le monument au cours de la protohistoire récente
Les sépultures du haut Moyen Âge
Les 2 fossés
Une fréquentation médiévale et moderne du site
Bilan

Chapitre 5 – La sĂ©pulture collective de Val-de-Reuil « La Butte Saint-Cyr » (C. Billard, M. Guillon, S. Piera & C. Tirran, avec les contributions de R.-M. Arbogast, S. Bailon, F. CarrĂ©, G. LĂ©on, F. LeugĂ© & F. Sunder)

Circonstances de la découverte et déroulement de la fouille
Stratigraphie et architecture : première esquisse
Mobilier funéraire et chronologie
Les dépôts sépulcraux
Première approche du recrutement : décompte et Nombre Minimal d’Individus (N.M.I.)
Les liaisons osseuses
La conservation des restes dentaires et crâniens
Représentation des ossements dans les structures des phases 1 et 2
Les restes de faune : mammifères, oiseaux, poissons, amphibiens et reptiles) (R.-M. Arbogast, S. Bailon & F. Leugé)
Bilan sur la dynamique des dépôts
Les occupations historiques : chronologie détaillée des perturbations (F. Carré)
Un remaniement durant l’Antiquité ?
Rôle et transformations de la sépulture collective durant le haut Moyen Âge
Après le XIVe s.
Bilan

Troisième partie – Les sĂ©pultures collectives de Val-de-Reuil et Porte-Joie : synthèse gĂ©nĂ©rale

Chapitre 1 – Topographie et organisation gĂ©nĂ©rale des monuments (C. Billard & G. Verron)

Chapitre 2 – Les caractères architecturaux et le fonctionnement funĂ©raire (C. Billard, M. Guillon, S. PiĂ©ra, F. Sunder, C.Tirran & G.Verron)

Chapitre 3 – Le mobilier funĂ©raire (C. Billard, G. QuerrĂ©, L. Salanova & G. Verron, avec la collaboration de R.-M. Arbogast, J.-R. Bourhis, J. L’Helgouac’h†, C.-T. Leroux & C. Du Gardin)

Approche globale du mobilier
Les grandes catégories
Caractères généraux du mobilier : techniques, formes, éléments de comparaison, datation
Composition de l’assemblage funéraire, position chronologique, comparaisons culturelles
Les matériaux utilisés
Approche comparative inter-sites
Comparaisons des mobiliers
L’évolution des pratiques funéraires du point de vue des dépôts mobiliers
La répartition des mobiliers funéraires
Datations radiocarbones et bilan sur la chronologie des dépôts mobiliers
Datations radiocarbones
Conséquences sur les modalités d’utilisation des caveaux après le Néolithique récent
Bilan général sur les dépôts mobiliers
Le mobilier en tant que marqueur de différences économiques ou sociales
Le mobilier en tant que témoin d’une individualisation des dépôts funéraires
Le statut du mobilier campaniforme : les relations entre les sépultures collectives et les autres sites campaniformes
contemporains de la Boucle du Vaudreuil
Les productions céramiques : relations entre le mobilier des sépultures et le mobilier des habitats
Discussion

Chapitre 4 – Les populations inhumĂ©es : recrutement et biologie (M. Guillon, F. HouĂ«t†, S. PiĂ©ra, M. Sansilbano-Collilieux, F. Sunder, C. Tirran & C. Billard)

Recrutement et démographie
Les caractères discrets
Exploitation statistique des données osseuses
Les données paléopathologiques : apports et limites (M. Sansilbano-Collilieux )
Paléopathologie dentaire
Pathologie osseuse

Chapitre 5 – L’apport des Ă©tudes de faune (R.-M. Arbogast)

Chapitre 6 – La place des monuments dans l’environnement post-nĂ©olithique (F. CarrĂ© & C. Treffort, avec la collaboration de C. Billard, M. Guillon & G. Verron)

L’âge du Bronze : une pérennité de certains espaces funéraires ?
L’âge du Fer : un ancrage spatial en fonction des sépultures collectives ?
L’Antiquité : des traces diffuses
La période mérovingienne : impact des monuments néolithiques sur l’implantation des espaces funéraires
La fin de la période mérovingienne : lien entre le mégalithe de la Butte Saint-Cyr et l’église Sainte-Cécile
La période carolingienne : récupération de blocs du monument de la Butte Saint-Cyr pour des travaux dans l’église
Une chronologie de la disparition des mégalithes

Chapitre 7 – Bilan synthĂ©tique

Variabilité par champs d’étude
Le champ chronologique
Le champ de l’architecture et des gestes funéraires
Le champ du recrutement de la population inhumée
Le champ des modes de vie
Approche de la variabilité multi-champs : quelles sépultures, pour quel groupe social, pour quel territoire ?
Le groupe humain dans son territoire et sa représentativité
Variabilité du projet architectural
Des monuments Ă©volutifs
Variabilité du statut
À quelle entité sociale ont pu se rattacher les différents caveaux ?

Conclusion

Bibliographie générale
Annexes
Résumé
Summary

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