Le samedi 17 mai 2008 à 14 h30, aura lieu un exposé sur “La diffusion du silex du Grand-Pressigny dans le nord-ouest européen” présenté par le Dr M. Delcourt-Vlaeminck à la Société Tournaisienne de Géologie, Préhistoire et Archéologie. La conférence sera suivie d’un bref historique sur la STGPA car elle coïncide avec le cinquantième anniversaire de la Société. Bon anniversaire à la STGPA !
Lieu de la conférence : Musée d’Archéologie, 8 rue des Carmes, 7500 TOURNAI
Illustration : merci à Marianne Delcourt-Vlaeminck pour la photo d’un fragment de lame du Grand Pressigny trouvée récemment dans nos régions.
L’autoroute A88, qui relie Caen à Falaise, et de là , permet de rejoindre Rouen, Alencon et le Mans, a été l’occasion de découvertes, entre autres, celle d’une minière de silex néolithique, à Ri, dans l’Orne.
Environ 650 puits d’extractions du silex ont été fouillés. Au sud, le silex affleure sous la terre végétale et les fosses sont peu profondes. Plus au nord, les puits, de deux mètres de diamètre, s’enfoncent jusqu’à 2 m et présentent des galeries rayonnantes. Dans cette zone, les puits se rejoignent fréquemment et témoignent de l’intense exploitation du site.
Les puits les plus vastes, au nord, peuvent atteindre une profondeur de 4 à 6 m. L’un d’entre eux dessert deux niveaux de galeries superposés. Nous avions déjà signalé ce site lors des Journées du Patrimoine (Fr) 2007
Information recueillie dans la lettre de l’Inrap


La fouille est l’activité emblématique de l’archéologue. On prend plaisir a l’imaginer plié en deux, une truelle dans une main, prêt à dégainer un pinceau. Mais l’archéologie est bien loin de se limiter à ce plaisant cliché. L’étude du mobilier mis au jour est en effet primordiale à la compréhension de toute structure fouillée. C’est pourquoi, cette année, face à une montagne de silex menaçant de nous submerger, la S.R.P.H. a décidé de prendre les choses en main !
Du lundi 30 juin au vendredi 11 juillet, un camp d’étude du matériel archéologique mis au jour ces dernières années est organisé. Il s’agit principalement de trier des éclats lithiques et de traiter des prélèvements effectués sur le terrain.
Stage d’étude du matériel archéologique
Formulaire d’inscription
Ludovic Lan dans le commentaire qu’il nous a envoyé (voir dans la rubrique scandinavian flint du 14 mars 2008) nous signale aussi l’existence de deux lithothèques virtuelles : Flint source.net et la lithothèque du bassin de la Charente. Voilà l’occasion de réparer un sacré oubli car nous n’avions jamais consacré de rubrique à ce sujet.

La lithothèque du bassin de la Charente est le résultat d’un programme commun de recherche unissant géologues et préhistoriens. La lithothèque se limite à une région. L’échantillonnage systématique, avec la mention des conditions de récolte et les descriptions détaillées offrent une documentation riche sur les différentes variétés de silex pour cette région.

Flint source.net est un site consacré aux matières premières utilisées durant la préhistoire pour les industries lithiques à travers l’Europe. Contrairement à ce que laisse penser son nom, le site ne se limite pas au silex, on y trouve des indications sur les sources d’obsidienne, de radiolarite, de jaspe, de quartzite etc… Faire un tel travail de compilation est un vrai défi étant donné le nombre de gisements à documenter. Il est donc normal que le site évolue au cours du temps. Il manque encore évidemment certaines régions et certaines régions sont mieux documentées que d’autres car tout dépend de la qualité des informations disponibles. Le site est bien sûr également très intéressant pour les abondantes ressources bibliographiques qu’il fournit. Le site renseigne également d’autres lithothèques virtuelles.
HÖGBERG A & OLAUSSON D., 2007. Scandinavian Flint : an archaeological perspective. Aarhus : Aarhus University Press, 240 p. ISBN 978-87-7934-278-1
Le but premier de ce livre est de décrire et définir les types de silex scandinaves connus, de voir ce qui caractérise chaque type, et où il est disponible ainsi que d’établir une terminologie uniforme. Le second propos du livre est d’élucider quels sont les types de silex qui étaient disponibles comme matière première en Scandinavie pour les populations préhistoriques. Les dix-sept matières premières répertoriées ont aussi été évaluées en fonction des possibilités de taille qu’elle présentent et des limitations imposées par les dimensions des nodules.
Le livre est richement illustré en couleur avec des photos d’excellente qualité, ce qui donne une bonne idée des matières premières disponibles. Des photos de toute beauté également en couleur montrent quelles sont les conditions géologiques des gisements. Enfin on notera dans le livre la présence de silex campanien, à première vue, assez proche des ressources siliceuses disponibles dans nos régions, ce qui pose encore une fois le problème de la définition des critères d’identification de nos matières premières.
On aimerait posséder une telle publication pour les matières siliceuses de nos régions.
Le dimanche 27 janvier, la Société de Recherche préhistorique en Hainaut organisera de 13 à 16h une séance de travail consacrée à l’étude du mobilier lithique mis au jour lors de la campagne de fouille de l’été 2007. Les personnes désireuses de participer à cette étude peuvent nous contacter via le site web de la SRPH.
photo. J.Lech
Dans le Notae Praehistoricae n°27 est paru un article intitulé «Etude et caractérisation des déchets lithiques abandonnés dans les niveaux d’exploitation de la minière ST 20 de Petit-Spiennes (Province de Hainaut) ». NB : Certains de vous ont peut-être déjà reçu cette contribution dans le bulletin de décembre de la société qu’ils nous pardonnent pour la redondance.
Voici en bref les constatations qui ont pu être établies avec cette étude
Les remblais d’excavation laissés au fond des minières de Petits Spiennes contiennent d’importants déchets lithiques, évalués à plusieurs tonnes par structure d’extraction. L’examen de ces déchets fournit d’intéressantes indications sur l’activité minière en sous-sol. Il nous renseigne en particulier sur la sélection de la matière première. Les mineurs privilégiaient les blocs pesant plus de 2 kg et mesurant plus de 20 cm, ce qui correspond aux besoins de la production en aval. Les blocs étaient testés juste après extraction pour écarter les pièces impropres, ils étaient aussi débarrassés des excroissances cornues. L’existence d’un traitement supplémentaire des blocs n’a, quant à elle, pas été véritablement établie.
Mots-clés : exploitation minière, Néolithique, extraction, sélection de la matière première, blocs testés.
np27_spiennes_121207_identic_print-g.pdf


Le site internet de l’INRAP relate la fouille à Bergerac de restes de bâtiments datant du Néolithique récent, vers 3500-3000 ans avant notre ère, sous la conduite de Pierrick Fouéré. Il s’agit de maisons de plan rectangulaire aux extrémités convexes, longues de 15 à 25 m et larges de 4 à 5 m. Cette découverte vient étoffer notre connaissance des maisons de la seconde moitié du Néolithique. La mise au jour de maisons de cette époque ont augmenté ces dernières années, grâce aux fouilles préventives et aux décapages extensifs, mais une telle découverte reste exceptionnelle. Sur la droite de la page, apparaît un album photos où en cliquant, on peut voir plusieurs photos de ces maisons. Dans nos régions, des bâtiments du Néolithique final, donc un peu plus récents, furent mis au jour à Houplin-Ancoisne dans le nord de la France et à Waardamme.
Comme souligné sur la page web de l’INRAP, la région de Bergerac est surtout connue pour son silex de qualité et ses ateliers de taille datant du Néolithique où furent produites des haches, et à partir du Néolithique final, de grandes lames imitant les productions du Grand-Pressigny ainsi que des pièces foliacées. Une étude très intéressante consacrée à ces ateliers intitulée “Les ateliers de taille néolithiques en Bergeracois” est parue en 2004 dans les Archives d’écologie préhistorique (Toulouse). Elle est due à Jean-Philippe Delage.
A l’occasion de la construction de l’autoroute A88, une équipe de l’Inrap, dirigée par Cyril Marcigny, a mis au jour des minières situées entre les villes de Caen et Alençon en Basse-Normandie, dans le département de l’Orne. Le site d’une trentaine d’hectares avait déjà été repéré dans les années 1990 mais ce sont les fouilles préventives du chantier autoroutier qui ont permis de faire apparaître 650 puits d’extraction du silex. Les puits repérés présentent un diamètre variant de 1 à 2 m, de 2 à 2,50 m et de 4 à 10 m selon leur situation dans la zone décapée d’un peu moins de 2 hectares. Outre les puits néolithiques contenant dans leur remplissage notamment des pics en bois de cerf, les archéologues y ont mis au jour des fosses d’exploitation gallo-romaines creusées pour prélever du silex pour la mise en forme de moellons. Pour en savoir plus sur ce site, lire l’Archéologue n°92, octobre-novembre 2007, Découverte, archeoli@club-internet.fr
Lors d’une balade sur Google, trouvé ce timbre, publié (y a-t-il un autre mot pour un timbre?) en 1968, pour commémorer le centenaire de la découverte des minières, lors du percement de la tranchée du chemin de fer.
Voir http://www.worldheritage.heindorffhus.dk/frame-BelgiumNeolithicFlintMines.htm
Un article consacré à la datation des mines néolithiques de Krzemionki en Pologne est accessible sur sciencedirect.com, un système payant. Seul le résumé est accessible à partir de l’adresse ci-dessous.
Babel J., Braziewicz J., Jaskóła M., Kretschmer W., Pajek M., Semaniak J., Scharf A. & Uhl T., 2005. The radiocarbon dating of the neolithic flint mines at Krzemionki in central Poland.
Résumé
Le résumé indique que ce sont dix échantillons issus de torches et de petits foyers découverts à Krzemionki qui ont été datés en utilisant la méthode AMS. Les résultats radiocarbones indiquent deux périodes principales d’exploitation des mines étudiées, une première allant d’approximativement 3500 à 3100 avant notre ère et une seconde de 3100 à 2900 avant notre ère. Les dates correspondent aux datations précédemment obtenues dans d’autres unités d’exploitation de cette même partie du complexe minier.
Abstract
Ten samples taken from wooden torches and small fireplaces discovered at the Krzemionki neolithic flint mine localized in central Poland were dated using the AMS facility at Erlangen University. The radiocarbon results points two main periods of exploitation of studied mines, i.e. approximately to 3500–3100 BC and to 3100–2900 BC. The results are discussed in the aspect of the mine chronology. The new radiocarbon dates confirm the previous radiocarbon data obtained from other mine units in this part of the Krzemionki mine complex.
Lien vers le site web
Huit échantillons provenant des fouilles de Petit-Spiennes et du Camp-à -Cayaux ainsi que deux échantillons provenant de découvertes fortuites récemment faites à Obourg ont été envoyés cette semaine en datation au laboratoire de Groningen grâce au Ministère de la Région wallonne. Les résultats devraient nous parvenir dans maximum 9 mois.
Ceux qui aiment la navigation virtuelle sur notre terre (ou qui veulent compter le nombre de piscines privées dans leur village) connaissent Google Earth, qui permet d’afficher des photographies de satelllites, ou parfois d’avions, d’endroits éloignés comme San Pedro de Atacama, au Chili (vu dans Google Maps - LIEN MIS A JOUR) ou de Spiennes. Un nombre d’informations supplémentaires sont disponibles, parmi lesquels la localisation des sites repris dans la liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité. Les coordonnées géographiques sont celles qui apparaissent sur le site de l’Unesco, mais un visiteur nous a fait remarquer que l’endroit renseigné par l’Unesco, et trouvé sur Google Earth ne se trouve pas à Petit-Spiennes, ou encore au Camp-à -Cayaux, mais dans une pâture située à 1 Km au nord, sur les bords de la Trouille. Voyez par vous-même la photo de Google Earth : la punaise verte situe Petit-Spiennes, tandis que le sigle Unesco montre l’endroit supposé du site,juste au sud du Mont Panisel. Nous allons intervenir auprès de l’Unesco afin que les coordonnées renseignées sur le site soient corrigées.
Pour mémoire, les coordonnées “Unesco” : N50 25 50.8 E3 58 43.6, et les coordonnées réelles : 50° 25′ 11,71” N 3° 58′ 58,11” E pour Petit-Spiennes, et pour le Camp-à -Cayaux et plus précisément l’ancien musée : 50° 25′ 11,01” N 3° 59′ 29,99” E.
Une page en allemand consacrée aux mines de silex d’Arnhofen existe sur wikipédia à l’adresse suivante http://de.wikipedia.org/wiki/Feuersteinbergwerk_von_Abensberg-Arnhofen. Ces mines d’après la page publiée ont été en exploitaton entre 5000 et 4000 ans avant notre ère. Au total environ 20 000 puits auraient été creusés sur une surface d’environ 10 hectares. il s’agit de puits simples sans exploitation souterraine descendant jusqu’à 8 m de profondeur.
Produire des haches au Néolithique : de la matière première à l’abandon
vendredi 16 mars 2007 de 9 h à 18 h 30 et samedi 17 mars 2007 de 9 h à 12 h 30
Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) Musée d’archéologie nationale
Les résumés de certaines communications sont maintenant disponibles en pdf sur le site de la Société préhistorique française. Le lien direct est http://www.prehistoire.org/visiteurs/fr/evenements/reunionsscient.html
D’autres résumés seront probablement ajoutés dans les jours à venir. C’est donc à surveiller
Dans certains articles consacrés aux mines de silex néolithiques, le vocabulaire utilisé est celui qui était en usage dans les mines de charbon de nos régions. Pour avoir une explication sur ces différents mots on peut se référer notamment à ce site http://mineshainaut.ibelgique.com/Notions.htm. De plus c’est l’occasion de trouver des images et des explications sur une industrie régionale importante.
on peut aussi trouver des explications sur cette page de wikipédia consacrée aux mines avec notamment l’explication du mot bure, mot utilisé lui aussi dans des articles consacrés aux mines de silex néolithiques http://fr.wikipedia.org/wiki/Mine_(gisement). La définition qui en est donnée est ” On appelle bure un puits intérieur ne débouchant pas au jour reliant deux niveaux” si c’est bien la signification le terme serait utilisé de manière impropre dans le domaine des mines de silex néolithiques.
Toute information supplémentaire sur la question de la terminologie est la bienvenue dans cette rubrique.
Un lien vers un site de l’IRSNB qui explique l’histoire du faux mineur néolithique d’Obourg. http://www.natuurinformatie.nl/ndb.kbin.fr/natuurdatabase.nl/i000227.html
Il s’agit d’un site très complet en néerlandais (avec un bref résumé en anglais) consacré aux minières néolithiques de Rijckholt-ste-Gertrude, une minière de silex contemporaine de celle de Spiennes avec des méthodes d’exploitation très similaires. Le site comprend des rubriques relatives à l’exploitation, à la géologie, à la production lithique, aux outils miniers, à l’historique des recherches, le tout richement illustré. Une section est consacrée aux possibilités de visite. Enfin, il faut signaler des liens vers des sites web consacrés à l’archéolgie et à la géologie.
http://www.engelen.demon.nl/ryckholt/index.htm
Les minières de Kleinkems ont fait l’objet de nouvelles investigations en 2003 comme relaté dans l’article ci-dessous. Lors de ces nouvelles fouilles, d’assez nombreux échantillons de charbon de bois ont été recueillis et ont permis de dater l’activité minière même. Les cinq dates réalisées situent l’exploitation entre 4200 et 4000 ans avant notre ère. http://antiquity.ac.uk/ProjGall/siegmund/index.html

Les minières de silex de Casa Montero ont été découvertes en 2003 à l’occasion de fouilles préalables à la construction d’une liaison autoroutière au sud est de Madrid. L’aire de fouille d’environ 4,2 hectares a révélé la présence d’environ 3500 puits d’extraction du silex. Les structures d’extraction, des puits simples, larges d’environ 1 m de diamètre descendent jusqu’à 7 m de profondeur. Elles ont été creusées vers 5400-5000 avant notre ère, soit plusieurs centaines d’années avant le début de l’exploitation minière à Spiennes. Le silex extrait a servi à la production de lames.
Plus de texte et d’illustrations sur http://www.antiquity.ac.uk/projgall/diazdelrio/
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Ce samedi 23 septembre 2006, une session relative aux mines de silex est organisée dans le cadre de la rencontre annuelle de l’EAA (European Association of Archaeologists) qui se tient en cette année à Cracovie. Vous trouverez ci-dessous le résumé de toutes les communications qui y seront présentées dont une petite communication sur Spiennes.
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Le lien ci-dessous permet d’accéder à une unique page relative aux mines néolithiques de Grime’s Graves en Grande-Bretagne, un des sites miniers les plus importants d’Europe. Deux photos permettent de visualiser l’espace souterrain. L’une montre la mine accessible aux visiteurs avec des grilles qui barrent l’accès aux galeries. L’autre est probablement prise dans le puits “Greenwell” accessible, je pense, uniquement aux chercheurs http://www.english-heritage.org.uk/server/show/ConProperty.24/chosenImageId/4
Le lien suivant mène à un site très complet sur les recherches effectuées à Fampoux près de Arras (France), une mine de silex néolithique http://home.nordnet.fr/%7Ecpn/FAMPOUX.HTM
Ce lien permet d’accéder à un site bilingue (anglais-polonais) consacré aux mines de silex néolithiques de Krzemionki en Pologne. Ces très belles mines ont été en activité dès le 4ème millénaire avant notre ère. L’exploitation principale du site remonte à la première moitié du 3ème millénaire.
http://www.geo.uw.edu.pl/KRZEMIONKI/index.htm