Autour de Spiennes

un blog des mines préhistoriques et du Néolithique en Belgique

18 février 2008

Pourquoi fouille-t-on un puits et ne prend-t-on pas simplement les objets qui s’y trouvent ?

ClassĂ© dans : Questions naives, SRPH, Spiennes — Quentin Goffette @ 10:10

Cette question peut être étendue à l’archéologie en général : pourquoi ne pas simplement « prendre » le mobilier, les objets présents dans les gisements ? Depuis Neandertal, l’homme a ramassé des objets dans l’unique but d’en constituer des collections (coquillages, fossiles, …) et ce jusqu’il y a peu. Ce n’est que depuis quelques décennies, avec l’apparition de l’archéologie telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, que le mobilier n’est plus que l’un des nombreux facteurs pris en compte lors de la fouille.

L’objet et son contexte
pic.jpg Le but de l’archéologie est de comprendre la manière dont vivaient les hommes à partir des vestiges qu’ils nous ont laissés. Ainsi, il ne suffit plus seulement d’extraire un objet du sol pour le placer dans une vitrine mais bien de le situer le plus précisément possible dans le temps, de comprendre au mieux sa nature et ses fonctions, de découvrir la manière dont il était utilisé, bref, d’en tirer un maximum d’informations. Bien souvent, l’objet hors de son contexte ne permet que peu d’interprétations : que pourrait-on tirer d’un pic comme en livrent les minières néolithique de Spiennes, s’il était découvert, seul, en surface ? L’objet est en silex et a été taillé pour lui donner une forme particulière. Ses utilisations pourraient être diverses : outil agricole, arme ? De quelle époque date-t-il ? Etait-il utilisé tel quel ou n’est-ce qu’une ébauche non terminée ? Bien qu’un peu caricatural, ce scénario exprime les limites de l’objet seul en comparaison de ce qu’il peut nous apprendre lorsqu’il est en place.

Les objets… et bien plus !
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L’archéologie ne s’intéresse pas qu’aux « objets » en tant que créations humaines (artefacts). Tous les vestiges laissés par nos ancêtres sont analysés. Les habitats, les déchets, les ateliers, les tombes et ossements humains, tous les témoins de la vie humaine sont pris en compte. Mais bien plus encore ! Depuis les années ’50, d’autres sciences dites « auxiliaires » se joignent à l’archéologie pour pousser toujours plus loin notre compréhension du passé. L’anthracologie qui étudie les charbons de bois, la paléoanthropologie qui étudie les os humains, l’archéozoologie qui étudie les os des animaux élevés, chassés ou simplement retrouvés à proximité des humains. Des éléments ayant indirectement été en relation avec la vie des hommes sont également pris en compte : les pollens étudiés par la palynologie ou les mollusques étudiés par la malacologie nous aident à reconstituer l’environnement de nos ancêtres ainsi que leurs relations à cet environnement. Pour permettre ces études poussées, les archéologues prennent des échantillons. Ceux-ci, prélevés sur le chantier soit par l’archéologue, soit par des spécialistes qui les analyseront ensuite en laboratoire.
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Objet, me diras-tu ton âge ?
Arracher un objet à son contexte archéologique, c’est également perdre sa place dans le temps. Grâce aux objets qui se trouvent à proximité, soit dans une même couche, soit dans une couche supérieure ou dans une couche inférieure, il est possible de reconstituer une chronologie des événements. Cette chronologie est dite « relative » car sans datation « chiffrée ». Certains matériaux permettent une datation dite « absolue » (exprimée en années). Les matériaux organiques peuvent ainsi fournir une date sur base de la quantité de carbone qu’ils contiennent (technique du carbone 14). Une autre technique appliquée au bois peut parfois permettre une datation très précise grâce à l’analyse des cernes de croissance de l’arbre dont est issu le matériau (analyse dendrochronologique). Mais dans tous les autres cas, les objets demeurent muets. Sauf si des matières organiques comme des charbons de bois ou des os, qui eux sont datables, se trouvent dans une même unité stratigraphique que ces objets. En effet, s’ils se trouvent dans une même unité stratigraphique, ces objets ont été enterrés en même temps! Donc en datant les matières organiques associées à l’objet, ce dernier peut être daté.

« Créations immatérielles »
Un autre aspect important, particulièrement lors de la fouille d’un puits comme à Spiennes, d’un trou de poteau ou d’une fosse est de repérer les structures immatérielles. Un puits creusé dans la terre se différencie relativement peu du substrat qui l’entoure. Pourtant il peut fournir de nombreuses informations sur les activités humaines… et apporter tout un lot de nouvelles interrogations. Comment était-il creusé ? Avec quels outils ? Combien de temps est-il resté ouvert ? A-t-il eu plusieurs fonctions ? La fouille peut, bien sûr, apporter une série de réponses. En étudiant la succession et la composition des couches qui remplissent l’une de ces structures, ont peut reconstituer la façon dont elle a été comblée : par l’homme, par les intempéries, par un éboulement, … ou souvent par une combinaison de plusieurs facteurs.
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En bref
L’archéologie se nourrit de tous les éléments qui ont, de près ou de loin, fait partie de la vie des hommes. Qu’il s’agisse des objets qu’ils ont façonnés, des structures qu’ils ont creusées ou érigées, de l’environnement dans lequel ils ont vécu, la moindre parcelle d’information est recueillie pour en tirer un maximum d’enseignements. Une fois que les chercheurs ont recueilli un maximum d’informations, rien n’empêche enfin l’objet de terminer sa vie dans une vitrine et d’instruire ainsi le public. Et qui sait, si ces vitrines ne seront pas fouillées un jour par les archéologues du futur ?

Quentin Goffette

8 décembre 2007

Pourquoi de nouvelles protections sont nécessaires pour notre patrimoine archéologique

ClassĂ© dans : Questions naives — HĂ©lène Collet @ 14:14

Le patrimoine archéologique est plus menacé aujourd’hui que jamais. Les menaces sur notre patrimoine archéologique identifiées par le conseil de l’Europe dans les années 60 concernaient les fouilles illégales et la nécessité de confier les recherches à des personnes qualifiées. C’est pourquoi, il préconisait la création de législations ad hoc.
A partir des annĂ©es 70, une nouvelle menace est venue s’ajouter, il s’agit du nombre croissant d’infrastructures tels qu’autoroutes, chemins de fer et Ă©quipements touristiques. On a jamais autant construit qu’aujourd’hui et les surfaces amĂ©nagĂ©es chaque annĂ©e sont de plus en plus importantes. Ce dĂ©veloppement spectaculaire des surfaces concernĂ©es par les constructions, sont chez nous, par exemple, les nouveaux modes d’habitat (lotissements) ou de service et d’industrie (zonings). Des zones entières jusque lĂ  intactes sont maintenant touchĂ©es.
Les constatations Ă©tablies par le Conseil de l’Europe ont Ă©tĂ© traduites en 1992 dans un texte appelĂ© « TraitĂ© de Malte ou Convention de La Valette ». Ce texte souligne qu’il faut des lĂ©gislations qui permettent de crĂ©er des rĂ©serves archĂ©ologiques, et lorsque ce n’est pas possible, des politiques pour garantir une prise en charge des travaux archĂ©ologiques prĂ©ventifs afin que ce patrimoine ne soit pas irrĂ©mĂ©diablement perdu.
L’image « des archives du sol irrémédiablement détruites » n’est pas une figure de style mais une réalité. Fermez les yeux et imaginez deux secondes un campement de chasseurs cueilleurs du Paléolithique supérieur tel qu’on nous le montre dans de superbes documentaires, ce ne sont que des silex et des os éparpillés et pourtant ce sont eux qui ont permis de réaliser de tels documentaires. Imaginez maintenant combien de secondes, il faut à un godet de pelle mécanique pour envoyer tout cela balader et qu’est-ce que seront les quelques cailloux ramassés rapidement comparés à ce que l’on aurait pu apprendre en fouillant.

Le texte de la convention de La Valette est la référence sur la protection de notre patrimoine. Vous pouvez le consulter ici malta_f.pdf

28 octobre 2007

De nouveaux liens dans l’article sur les crop circles

ClassĂ© dans : Presse & Medias, Questions naives, Sur le Web — HĂ©lène Collet @ 17:17

copyright doutagogo.over-blog.com

La rubrique sur les crop circles ci-dessous a Ă©tĂ© modifiĂ©e. De nouveaux liens ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s. Nous avons notamment dĂ©couvert un blog, celui d’Agnès Lenoire qui s’intitule doutagogo oĂą il y a quelques mois elle a consacrĂ© un article aux crop circles ou cercles de culture http://doutagogo.over-blog.com/ Elle renvoie Ă©galement Ă  un article en anglais consacrĂ© aux crĂ©ateurs des crop circles pour lequel nous avons ajoutĂ© la rĂ©fĂ©rence.

Agnès Lenoire collabore Ă©galement Ă  la revue “Sciences pseudo-sciences“. Elle a fait un blog qui s’intĂ©resse Ă  la science et explore un certain nombre d’idĂ©es reçues. Enfin, ce blog est aussi tout simplement très esthĂ©tique et vaut le dĂ©tour pour cela.

24 octobre 2007

En a-t-on enfin fini avec les crop circles ?

ClassĂ© dans : Presse & Medias, Questions naives — HĂ©lène Collet @ 22:22

westbury271.jpgL’Ă©mission “Questions Ă  la une” de la RTBF a prĂ©sentĂ© ce mercredi 24 octobre 2007 Ă  20h20 une Ă©mission consacrĂ©e aux crop circles littĂ©ralment les cercles de cĂ©rĂ©ales, appelĂ©s aussi agroglyphes, ces dessins qui sont formĂ©s dans les champs, qui remet enfin un peu les pendules Ă  l’heure. Depuis 2006, on a eu droit, chaquĂ© Ă©tĂ©, Ă  des pages entières, y compris dans des journaux sĂ©rieux, sur ces soi disants mystĂ©rieux dessins accompagnĂ©es des inĂ©vitables interviews de spĂ©cialistes. Les journalistes de la RTBF eux ont fait mieux et plus simple. Après avoir exposĂ© quelques donnĂ©es qui remettent dĂ©jĂ  un peu Ă  plat le “phĂ©nomène”, ils ont retrouvĂ© les crĂ©ateurs des agroglyphes qui sont apparus depuis 2006 près de la butte du lion de Waterloo. Est-ce que ce sera suffisant pour convaincre ? Ce qui est troublant, c’est la difficultĂ© de se forger une opinion. Les mĂ©dias aiment plutĂ´t entretenir le mystère. Est-ce parce que c’est plus vendeur, moins rasant, plus fun ? Pourtant, le fait que les cercles Ă©taient simples et sont devenus de plus en plus complexes, le fait que que sont des cercles et des segments de cercles qui sont rĂ©alisĂ©s, ce qui est bien plus facile Ă  mettre en oeuvre que des droites, devrait interpeller tout un chacun. Dans l’Ă©mission, le crĂ©ateur de crop circles estime quant Ă  lui qu’en quelques heures, il y a moyen de trouver des informations sur internet qui montrent que ce sont des oeuvres humaines et ces informations sont disponibles de longue date comme par exemple cette page consacrĂ©e aux crop circles qui contient pas mal de donnĂ©es http://www.zetetique.ldh.org/agrogrammes.html ou cette page provenant d’Agnès Lenoire oĂą Ă  la date du 28 juin 2007 elle a rĂ©alisĂ© une rubrique intitulĂ©e les crop circles ou cercles de culture http://doutagogo.over-blog.com/15-index.html
De la mĂŞme manière, les premiers crĂ©ateurs de ces cercles ont Ă©crit des bouquins pour dire que c’Ă©tait eux. D’autres ont fait leur site web comme les circlemakers
Ces coming out, qui datent dĂ©jĂ  d’un bout de temps, ne sont probablement pas Ă©trangers au dĂ©veloppement de la thĂ©orie selon laquelle il y a des vrais et des faux crop circles.
Alors pourquoi parler des crop circles dans un blog archĂ©ologique ? Et bien, ces petites bĂ©bĂŞtes ont eu, dès l’origine, la fâcheuse habitude d’apparaĂ®tre Ă  proximitĂ© des ensembles mĂ©galithiques nĂ©olithiques de Stonehenge et Avebury. C’est mĂŞme apparemment dans cette rĂ©gion lĂ  qu’ils sont nĂ©s. Dans l’image ci-jointe, on voit, par exemple, un de ces fameux crop circles Ă  cĂ´tĂ© du tumulus de West Kenneth Avenue Ă  Avebury. Et chaque annĂ©e, il y en a des dizaines qui apparaissent dans ce coin. Et donc, la campagne du Wiltshire offre chaque Ă©tĂ©, outre des sites nĂ©olithiques grandioses, sont lot de curiositĂ©s qui va de gens organisant des rituels dans les dolmens aux autres qui viennent la nuit faire des crop circles.

L’Ă©mission “Questions Ă  la une” possède son blog oĂą l’on peut prendre connaissance de la rĂ©action des tĂ©lĂ©spectateurs http://blogrtbf.typepad.com/qalu//2007/10/les-mystres-des.html

16 septembre 2007

Comment est-on sĂ»r qu’il s’agit d’un menhir ?

ClassĂ© dans : NĂ©olithique, Presse & Medias, Questions naives — HĂ©lène Collet @ 13:13

WerisLa découverte d’un véritable menhir(1) à Haillot (province de Namur), la semaine passée, est l’occasion de voir comment les archéologues peuvent affirmer que certaines grandes pierres ont toutes les chances d’être des menhirs et d’autres pas. Est-ce qu’ils sont fous ces archéologues ?

Pour le dĂ©montrer, ils n’ont pas besoin de pendule mais de rigueur scientifique et de l’aide d’un gĂ©ologue. En effet, une connaissance du contexte gĂ©ologique est indispensable. Il faut savoir que des mĂ©canismes gĂ©ologiques peuvent ĂŞtre responsables du dĂ©pĂ´t de gros blocs, aujourd’hui isolĂ©s et peu profondĂ©ment enfouis, comme par exemple certains grès dans le Hainaut. Il faut donc se mĂ©fier, toute pierre rencontrĂ©e n’est pas un mĂ©galithe ! Un bon critère d’authenticitĂ© c’est que la pierre soit encore dressĂ©e et que l’on soit certain que ce n’est pas un maniaque des grandes pierres qui l’ait fait (si, si cela existe) ou qu’elle soit dans une position gĂ©ologique anormale. Des archives antĂ©rieures Ă  la seconde moitiĂ© du 19e siècle, tĂ©moignant du fait que la pierre Ă©tait Ă©rigĂ©e, constituent aussi un bon argument. Mais ce n’est pas tout, si le mĂ©galithe appartient Ă  un alignement cela constitue un argument de poids, tout comme une usure diffĂ©rente de la base par rapport au reste du bloc qui peut indiquer que cette dernière a Ă©tĂ© enfouie.West Kenneth Avenue

L’idĂ©al, c’est qu’une fouille mĂ©thodique puisse ĂŞtre effectuĂ©e car c’est elle qui peut fournir des arguments dĂ©terminants. Grâce Ă  celle-ci, on peut dĂ©couvrir la fosse qui a Ă©tĂ© creusĂ©e pour placer le mĂ©galithe. C’est ce qui est arrivĂ© Ă  Haillot. La fouille peut aussi rĂ©vĂ©ler la prĂ©sence des pierres qui ont servi Ă  caler le mĂ©galithe ou des matĂ©riaux qui pourront servir Ă  faire une datation, comme il y a quelques annĂ©es pour le menhir de Heyd oĂą un os humain a Ă©tĂ© trouvĂ© dans la fosse d’érection.
A Haillot, un fragment de hache a été dégagé à 2,5 m de la fosse d’érection néolithique ; cet outil, façonné dans une roche très rare, l’amphibolite, était un bien de prestige. Ses caractéristiques permettent de le dater du IIIe millénaire avant J.-C. Cette époque correspond à la construction du vaste ensemble mégalithique de Wéris qui se compose, dans l’état actuel des connaissances, de 16 menhirs et de deux allées couvertes (constructions abritant des sépultures collectives) ; ces monuments ne sont pas implantés au hasard car ils s’insèrent dans des alignements

Pour ceux que cela intéressent, toutes ces idées ainsi que beaucoup d’autres ont été développées en détail dans des articles passionnants parus dans des revues de préhistoire .
PIRSON S., TOUSSAINT M. & FREBUTTE C., 2003. Les matières premières des mégalithes de Belgique : état de la question. Notae Praehistoricae 23 : 147-172.
TOUSSAINT M., PIRSON S., FREBUTTE C. & VALOTTEAU F., 2005. Critères d’identification des menhirs dans la prĂ©histoire belgo-luxembourgeoise, Bulletin de la SociĂ©tĂ© prĂ©historique française, 102, p. 597-611.

Finalement, il faut retenir que la première chose Ă  faire si on repère une grande pierre c’est de prĂ©venir la Direction de l’ArchĂ©ologie du Ministère de la RĂ©gion wallonne et de ne surtout pas la dĂ©placer ou creuser une tranchĂ©e autour car on risquerait de dĂ©truire les indices archĂ©ologiques. La seconde chose Ă  se rappeler, c’est qu’en Wallonie, il y a beaucoup plus de grandes pierres que d’archĂ©ologues professionnels, et que donc ils doivent faire des choix, et n’ont les moyens d’intervenir que lĂ  oĂą il y a une menace directe et des indices sĂ©rieux.

Un grand merci à Christian Frébutte, archéologue au Ministère de la Région wallonne pour toutes les informations fournies.

(1) Le mot menhir désigne les pierres monumentales, parfois disposées sous forme d’alignements, qui ont été dressées durant le Néolithique, à partir de 4500-4000 ans avant notre ère. Le mot dolmen désigne quant à lui un monument mégalithique composé de pierres dressées (les piliers) surmontés d’une pierre monumentale (la table).
(2) Cet article est illustré par des menhirs de Weris, et par les alignements de West Kenneth Avenue, en Grande-Bretagne.

6 juillet 2006

Carbone 14, contamination et rajeunissement du “Saint Suaire de Turin”

ClassĂ© dans : Protohistoire et Histoire, Questions naives — HĂ©lène Collet @ 20:20

suaire.jpg Je recommande chaudement cet article d’Henri Broch
http://www.unice.fr/zetetique/articles/HB_suaire_C14.html. Il montre la rigueur du protocole de datation mis en oeuvre et discute en dĂ©tail de l’argument de la contamination souvent invoquĂ© par ceux qui sont chagrinĂ©s par ces (superbes) rĂ©sultats C14.
En rĂ©sumĂ©, trois laboratoires diffĂ©rents ont obtenu le mĂŞme ordre de date pour le saint suaire de Turin. Ces trois mĂŞmes laboratoires ont datĂ© trois autres Ă©chantillons de tissu provenant d’autres contextes archĂ©ologiques (tissu en lin associĂ© Ă  une momie Ă©gyptienne, tombe de Nubie, cape de saint-Louis…). Ils ont eu le souci de dater deux Ă©chantillons comparatifs en lin ce qui permet aussi de tester la confiance que l’on peut avoir dans le matĂ©riau datĂ©. Ils ont, Ă  chaque fois, eu des rĂ©sultats concordants, ce qui dĂ©montre indirectement la fiabilitĂ© des dates du saint suaire de Turin. Il s’agit d’un tissu fabriquĂ© vers 1260-1390.

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