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les minières néolithiques de spiennes |
Fait étonnant, ces changements se produisent vers la même époque dans différentes parties du monde sans contacts entre elles : le Proche-Orient, l’Afrique (Niger), l’Extrême Orient (Corée et Chine) et l’Amérique (Mexique et Pérou). En quelques millénaires, la majorité de l’humanité passe à l’agriculture.
L’essor de l’agriculture en EuropeA cette époque, l’Europe n’est pas un foyer d’innovation. Le nouveau mode de vie y est introduit à partir du Proche-Orient et plus particulièrement d’une région appelée le Croissant fertile (Palestine, Liban, Syrie, Iran, Afghanistan et Irak).
C’est là que vont être domestiqués différents animaux et plantes qui constitueront la base alimentaire de toutes les premières populations d’agriculteurs du Proche-Orient puis d’Europe entre 9000 et 7000 avant notre ère. Ces animaux sont le mouton, la chèvre, le bœuf et le porc. Les plantes comprennent différentes céréales (blé en grain, blé amidonnier et orge), des légumineuses (lentilles, pois et fèves) ainsi que du lin.
On sait que cette révolution a débuté au Proche-Orient car certains des animaux et des plantes domestiqués n’existent à l’état sauvage que dans cette région. Il s’agit d’espèces à l’origine de la chèvre et du du mouton ainsi que des céréales issues de graminées sauvages poussant en abondance dans le Croissant fertile.
Ces agriculteurs, originaires du Proche-Orient, vont progressivement coloniser l’Asie Mineure (Turquie vers 7500) puis la Grèce (vers 6800) et vont ensuite se répandre à travers l’Europe suivant deux voies. La première longe la Méditerranée (courant méditerranéen). La seconde progresse à travers la plaine européenne (courant danubien). C’est ainsi que le mode de vie néolithique atteindra le sud de la France vers 5700 ans avant notre ère et la Belgique vers 5100 avant notre ère.
Sédentaires
Grâce à ces découvertes, on se rend compte que, outre le besoin de défricher la forêt pour étendre les champs et les pâtures, ces premiers agriculteurs travaillent le bois de façon intensive. C’est pour ces raisons que les paysans néolithiques développent toute une nouvelle panoplie d’outils aptes à travailler le bois.
C’est précisément pour fabriquer des outils performants et résistants, que ces populations recherchent des roches de qualité, l’une de celles-là sera le silex.
Les mines de silex
A ce jour, on en connaît plus de 200. Rien qu’en France, 55 minières de silex néolithiques sont connues. Elles ont des tailles variables, allant de champs miniers de 1 à 2 hectares, comme à Saint-Mihiel dans le département de la Meuse, à des mines de 25 hectares, voire plus, comportant plusieurs milliers de puits comme à Jablines (Seine-et-Marne, France), Grime’s Graves (Grande-Bretagne) et Krzemionki (Pologne) .
Ces mines de silex vont perdurer jusqu’à l’apparition d’outils en métal. En Europe du nord, les dernières mines de silex sont encore en activité vers 2200 – 2000 avant notre ère, en Pologne et en Angleterre. Le remplacement du silex par le métal se fera progressivement et l’outillage en silex continuera à être utilisé durant la première partie de l’Age du Bronze